Une légende, Un mythe. C'est ainsi que l'on peut qualifier ce monstre sacré, né en 1977, en pleine explosion punk. Les précurseurs de l'électro, au même titre que Kraftwerk.
Tout commence quand trois potes (Fletcher, Martin Gore et Vince Clarke) décident de former la première mouture qui s'appelle Composition of Sound. Ils seront ensuite rejoints par Dave Gahan, ancien voyou qui décidera de figer le nom en Depeche Mode, pris complètement au hasard. Ils seront vite repérés par Stevo, producteur de Soft Cell, ou le fantastique morceau "photographic" apparaîtra sur la compilation "some bizzare allbum" en 1981 aux cotés de Soft Cell, Blancmange, The The et B Movie. Mais c'est surtout lors de la première partie de Fad Gadget (dont ils se sont beaucoup inspirés au niveau électronique et sons de synthétiseurs), que Daniel Miller (the Normal) les repère et les fait signer sur le label Mute. C'est un album froid avec des synthétiseurs omniprésents, dignes de Kraftwerk, de Soft Cell et des premiers Human League. Cette perle entièrement composé par Vince Clarke, est le début de cette machine à tube qui marquera le monde de l'électro, mais surtout de la musique. Kraftwerk avait ouvert la voix de l'expérimentation électronique, mais DM vont plus qu'alimenter la flamme. Des morceaux comme "New life", "boys say go", "photographic", "tora tora tora" ou encore "Just can't get enough" font partie de cet excellent premier opus (la Vince Clarke's touch) qui marquera le début d'une nouvelle ère: celle de l'électro-pop. Malheureusement, Vince Clarke, après ce succès si rapide est incapable de gérer cette pression, et va partir vers d'autres horizons (Yazoo, Erasure, The Assembly). Dommage. Le groupe, sous la houlette de martin Gore à la composition, va prendre un autre virage et une autre dimension. Avec l'arrivée d'Alan Wilder, aux synthés et à la batterie, le line up sera figé, du moins pendant dix ans. Après "a broken frame", en 1982 quelque peu décevant, "construction time again", en 1983 sera le grand retour de Depeche Mode, avec des sons industriels proches de Cabaret Voltaire, Throbing Gristle ou Human League. Ils ont enfin digéré le départ du génie Vince Clarke, à qui ils doivent tout. "Everything counts" est un des classiques des concerts de Depeche Mode, qui sera suivi du maxi "get the balance right" (fabuleux, mais présent sur aucun album). 1984, c'est le succès planétaire, DM est alors le groupe le plus populaire du moment avec les morceaux "people are people" et "master and servant". C'est à ce moment là que j'ai commencé à décrocher, car l'album "some great reward", mis à part "blasphemous rumours" qui est fantastique, est plus que décevant. Sniff, il y a aussi "shake the disease" qui est pas mal, je suis mauvaise langue. Pourtant ils cartonnent dans le monde entier. Je me suis repenché sur DM avec "violator", en 1990 considéré par les fans comme le meilleur. Auparavant, il y a eu les bons "Black celebration" en 1986, et surtout "music for the masses" en 1987, avec les imparables machines à danser "never let me down again" et "a question of time". Mais revenons à Violator, leur album le plus abouti et le mieux produit. Il faut dire qu'avec "enjoy the silence" (le meilleur morceau de DM), "policy of truth" et "personal jesus ", le rouleau compresseur continue. l'alchimie est parfaite, ils sont proches de la perfection. Ils deviennent de véritables stars mondiales. Alors que le groupe est en pleine ascension, les choses vont pourtant se compliquer. Dave Gahan, comme son compère Vince Clarke 10 ans plus tôt, ne supporte plus la pression et le succès, et sombre dans la drogue et l'alcool. Il va même jusqu'à faire quelques tentatives de suicide. Alan Wilder quitte le groupe pour fonder Recoil. Bien épaulé par ses camarades, Gahan va se remettre de ses déboires et DM revient avec un album "Ultra" et une tournée mondiale hors du commun. Avec "Exciter", et surtout "playing the angel", la Mode Indus continue avec des morceaux indus-synthético-rock aussi puissants que "john the revelator" ou "a pain that i'm used to". Dans ce fantastique opus venu d'ailleurs, on a l'équivalent d'"enjoy the silence " avec "prescious", un increvable de plus. Cet album froid et contrasté, rappelle bien évidemment Fad Gadget, avec ses machines industrielles à la "ricky's hand" ou "collapsing new people". En plus des sonorités eighties, cet album possède une puissance rock supplémentaire que n'avaient pas les précédents. Il faut rester dans le coup, même si les années passent, ils sont toujours "in the front page". A noter qu'en 2001, Fad Gadget avaient fait leur première partie (avant la disparition de Frank Tovey, suite à une maladie), histoire de rendre hommage, au groupe qui les a le plus influencé avec kraftwerk. La tournée "Touring the angel" avec ses 3 millions de spectateurs rappellera que DM est bien un des groupes les plus importants du moment et du monde. Evidemment, le nouvel album "Sound of the universe", annoncé pour avril 2009, est attendu comme le messie, car chaque album de DM est un évènement. Il sera dans la lignée du précédent avec des synthés eighties, mais toujours avec cette dose industrialo-rock. Il n'y a qu'à écouter le single "wrong" que Dave Gahan ne cesse de marteler tout le long de la chanson. Ils seront en tournée mondiale qui passera par la France et s'achèvera au Portugal. Depuis plus de trente ans ils règnent dans le monde électronique et musical. Leurs sons "vintages" sont toujours d'actualité, et leur musique n'a pas pris une ride. Leur influence sur des milliers de groupes est énooooorme, un peu comme les Smiths ou Joy Division dans des genres quelques peu différents (pas si éloignés que ça, finalement), mais sans le même succès. Marilyn Manson, Rammstein, Johnny Cash, Miss Kittin, Nouvelle Vague et j'en passe, sont parmi les différents groupes qui ont fait des reprises de DM (The master and the servants). On dénombre pas moins de 20 à 30 tubes imparables qui ont cartonné sur les "dance floors" du monde entier. Ils sont un peu à l'image de Bowie, qui lui aussi règne sur le monde musical depuis 40 ans, et qui a su faire évoluer la musique.
Composition du groupe
Martin Lee Gore (chant, guitare, compositeur)
Dave Gahan (chant, guitare)
Andrew Fletcher (synté et basse)
Vince Clarke (synthé et compositeur de 1981 à 1982)
Alan Wilder (batteur de 1982 à 1995)
Discographie
1981 Speak & Spell [LP]
1982 A Broken Frame [LP]
1983 Construction Time Again [LP]
1984 Some Great Reward [LP]
1986 Black Celebration [LP]
1987 Music for the Masses [LP]
1990 Violator [LP]
1993 Songs of Faith and Devotion [LP]
1997 Ultra [LP]
2001 Exciter [LP]
2005 Playing the Angel [LP]
2009 Sounds of the Universe [LP]
La playlist de Daniel
1 Enjoy the silence 2 Photographic 3 Never let me down again 4 Boys say go 5 Prescious 6 Get the balance right 7 A question of time 8 Behind the wheel 9 Personnal jesus 10 Everything counts
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