80tube

Wednesday
Feb 08th

Stranglers

Groupe de Psychédélico-punk-wave né en 1974, à Londres. Tout commence quand Hugh Cornwell (guitare et chant) prend Jean jacques Burnel (le bassiste Français) en stop, alors que celui ci a immigré en Angleterre avec ses parents restaurateurs. Ils seront rejoints par Dave Greenfield, le célèbre organiste fan des Doors et de Ray Manzareck.

Le trio va vite s'affirmer et s'étoffer avec l'arrivée du batteur métronome, Jet black. Contrairement aux autres groupes punks, ils puisent leur influences du coté des groupes sixtees comme les Seeds ou les Kinks, du coté glam de Roxy Music, et surtout du coté psychédélique des Doors. En 1975, nous sommes en plein boom punk avec des groupes qui apparaissent dans tous les sens, Les Sex Pistols, les Clash, les Damned.... mais contrairement à leurs homologues punks, les Stranglers savent jouer. Ils se font vite remarquer lors de leurs concerts violents et dévastateurs. Ils saccagent tout sur leur passage, ils cassent tout le matériel, provoquent des bagarres et des émeutes (un peu comme les Who 10 ans plus tôt). C'est un massacre. L'énergie est dévastatrice, on est bien dans l'esprit punk de ces années 75, qui marquent le début de l'esprit "quepon". Ils font même la première partie de Patti Smith. Une dénommée Chryssie Hynde, future chanteuse des Pretenders, qui traine avec Johnny Rotten et les Sex Pistols leur propose même ses services pour le chant, mais dommage. Le premier album sort en 1977. Et là, quelle claque ! Un superbe premier album psychédélico punk avec des titres agressifs  comme "London lady" et "hanging around", qui seront des perles du groupes et de cette vague punk-new wave. Dave rappelle bien évidemment l'univers psychédélique des Doors, la basse de Burnel bien en avant sera les prémices de la cold wave et des Groupes comme les Cure ou Siouxsie and The Banshees. Que dire de l'énergie déployée par Cornwell, avec sa voix grave dans tous les sens du terme, qui chante comme un enragée et qui joue de la guitare comme un dingue. Un grand groupe attaque sa carrière de folie, hé hé hé. L'intro basse-orgue de "Peaches" est atomisante, avec un Cornwell qui chante sa race derrière. Une intro qui vous reste dans la tête et que vous pouvez sifflotez toute la journée. L'album suivant, sorti la même année, "No more heroes", sera dans la lignée du premier avec des bombes atomiques que sont "no more heroes" et "something better change". Oups, la suite avec "Black and white" et "the raven" sera peut être un ton en dessous, ...... pas sûr. Le titre "nice n'sleazy" évoque leur concert dévastateur de Nice, ou Cornwell est parti en tôle pour possession d'héroïne, et où ils ont saccagé  l'université de Nice, lieu du concert. Il faut dire qu'il y a eu 5 ou 6 coupures générales d'électricité. Il en faut moins que ça aux Stranglers pour tout casser. Le cinquième album "men in black" va marquer" un petit virage dans le style Stranglers. Ils vont en effet plus basculer dans le style cold-new wave, et laisser tomber leur coté punk. Plus calme et conceptuel que les autres, il annonce de plus en plus l'arrivée de la cold wave, et des albums "seventeen seconds" et "pornography" des Cure, maîtres du genre, bien sûr ! Cornwell est de moins en moins agressif au chant, comme le reste du groupe d'ailleurs. Leurs concerts sont aussi beaucoup plus calmes; oups, il était temps ! 1981, sera l'année porte bonheur, avec la sortie de leur plus bel album peut être: "La folie". Précédé du bijou "strange little girl" qui ne sera pas dans l'album et uniquement en 45 tours; "golden brown" avec son intro au clavecin, sera une véritable merveille (mon morceau préféré des Stranglers). Mais tout le reste de l'album est de ce niveau, sorte d'album cold pop venu de l'espace. Après le choc "rattus norvegicus" en 1977, voici le choc de "La folie", avec un Burnel qui chante en français sur le morceau "la folie", SVP. Dave "Manzareck" Greenfield aux claviers est au sommet de son art (les autres aussi d'ailleurs), les mélodies sont imparables (rappelant bien évidemment les mélodies des Kinks, en leur temps), un tube interplanétaire, bref un chef d'oeuvre où rien n'est à jeter. On est bien dans la suite logique des autres albums des Stranglers avec des morceaux accrocheurs comme "non stop" ou "tramp". A noter que "golden brown" est le deuxième nom de l'héroïne, qui rappelle la grosse consommation abusive de Corwell et sa détention à cause de celle ci.. Au passage, Burnel en profitera pour produire le deuxième album de Taxi girl, "seppuku", et le groupe belge Polyphonic Size. La suite sera tout aussi gratifiante avec des albums et des morceaux "midnight summer dream", "skin deep", "european female", "always the sun" plus qu'honorables. "Always the sun" et sa ritournelle entrainante à la "golden brown", reste à ce jour le tube et le morceau le plus connu des Stranglers. Sur le dixième album "10", sorti en 1990, ils rendent hommage à un de leur maîtres spirituels qui sont les Kinks avec la reprise "All day and all of the night". Pourtant cette année là, tout se gatte, avec le départ de Hugh Cornwell après l'album "10". Ils sera  remplacé par John Elis à la guitare et Paul Roberts au chant. Et ce jusqu'en 1998, quand Baz Warne remplacera John Elis à la guitare, puis Paul Roberts au chant, en 2006. Il faut dire qu'il ne se débrouille pas si mal à la guitare. An chant je préférais Cornwell, mais ce c.... est parti. Ils en sont donc au seizième album, et ce n'est pas rien; ils font partie des monstres qu'il faut absolument connaitre, ne serait ce que pour les 10 premiers albums, sous peine de mourir idiot. Il parait que le dernier n'est pas mauvais. Ils sont actuellement en tournée mondiale qui passe par la France et Marseille le 26 janvier 2009. A ne pas rater, bien sûr !!!!

Composition du groupe

Hugh Cornwell (Guitare et chant 1974–1990)

Jet Black (batterie)
Jean-Jacques Burnel (basse et chant)
Dave Greenfield (organiste)
Baz Warne ( guitare et chant 2000–present)

Discographie

1977 Rattus Norvegicus (LP)
1977 No More Heroes (LP)
1978 Black and White (LP)
1979 The Raven (LP)
1981 The Gospel According to The Meninblack (LP)
1981 La Folie (LP)
1982 Feline (LP)
1984 Aural Sculpture (LP)
1986 Dreamtime (LP)
1990 10 (LP)
1992 Stranglers In the Night (LP)
1995 About Time (LP)
1997 Written in Red (LP)
1998 Coup de Grace (LP)
2004 Norfolk Coast (LP)
2006 Suite XVI (LP)

La playlist de Daniel

1 golden brown 2 hanging around 3 no more heroes 4 strange little girl 5 the raven 6 non stop 7 peaches 8 always the sun 9 tramp 10 midnight summer dream

site officiel

 

Commentaires
Rechercher
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent écrire un commentaire!
philippe  - Concert Espace Julien à Marseille   |SAdministrator |31-01-2009 20:56:24
Salle Pleine, Bon Son et ... un Superbe concert des Stranglers .... 2 heures de
pur rock ... Un batteur métronome roadie des Stranglers pendant 8 ans (il a
tout juste 25 ans) , un Burnel des grands soirs qui s'éclate sur scéne, un
chanteur guitariste charismatique (pas pour Mr Chaix) .... Un bémol ??? oui le
clavier qui m'a fait penser à Charlie Oleg sisi...

en résumé trés bonne
soirée...

3.26 Copyright (C) 2008 Compojoom.com / Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."

Mis à jour ( Mardi, 27 Janvier 2009 09:33 )  

Derniers Articles

Depeche Mode
29 March 2009
article thumbnailUne légende, Un mythe. C'est ainsi que l'on peut qualifier ce monstre sacré, né en 1977, en pleine explosion punk. Les précurseurs de l'électro, au même titre que Kraftwerk.

Ecouter les stranglers


Voir The stranglers en 2008

Voir The stranglers en live (avec H cornwell)